Sur une station de dépollution, on pense d’abord au traitement des eaux usées. On imagine moins spontanément un site capable de produire, récupérer et valoriser différentes formes d’énergie. C’est pourtant la logique suivie par le SIAH depuis plusieurs années.
Avec l’installation récente de panneaux solaires sur la station, une nouvelle étape est franchie : celle d’un mix énergétique local, fondé sur plusieurs solutions complémentaires.
Produire de l’énergie à partir des ressources du site
La station du SIAH (lastationdusiah.fr) n’est pas seulement un équipement de service public essentiel au traitement des eaux usées. C’est aussi un lieu où certaines ressources, longtemps considérées comme des déchets, peuvent être valorisées.
C’est le cas des boues d’épuration, qui permettent de produire du biométhane. Une partie de ce gaz est utilisée directement sur place pour contribuer au fonctionnement des installations. Le reste, en grande majorité, est injecté dans le réseau de gaz de ville. Autrement dit, l’activité de la station participe aussi à une production d’énergie utile au territoire.
Récupérer la chaleur là où on ne l’attend pas
Autre levier mobilisé : la chaleur contenue dans les eaux usées traitées. En effet, ces eaux conservent une énergie thermique récupérable grâce à des équipements adaptés.
Cette chaleur peut ensuite être utilisée pour répondre à des besoins concrets, notamment pour le chauffage de son siège administratif, mais cette dynamique s’étend aussi à l’échelle du territoire, avec la participation de la station au réseau de chaleur urbain à Garges-lès-Gonesse, en complément de la géothermie.
Le solaire, une nouvelle brique du dispositif
L’installation récente de panneaux solaires vient désormais renforcer cet ensemble. Au total, 2 800 panneaux ont été installés, dont la plus grande partie sur les terrasses techniques des bâtiments de la station de dépollution des eaux usées. L’ensemble représente une surface couverte de 5 575 m².
La production attendue est d’environ 1 GWh par an, soit près de 10 % de la consommation électrique de la station. Autre point important : la totalité de l’énergie produite sera autoconsommée. Il ne s’agit donc pas d’une production destinée à la revente, mais d’un moyen de couvrir directement une partie des besoins du site avec une énergie renouvelable produite sur place.
Cette nouvelle production ne remplace pas les autres dispositifs déjà en place ; elle les complète. C’est tout l’intérêt de cette approche. Au lieu de reposer sur une seule source d’énergie, la station combine plusieurs solutions : biométhane, récupération de chaleur et désormais solaire. Ce choix permet de diversifier les apports, de mieux maîtriser les consommations et de renforcer l’équilibre énergétique global du site.
Réduire les consommations pour mieux maîtriser le coût du service
Traiter les eaux usées reste la mission première de la station. Mais dans un contexte où les enjeux énergétiques pèsent fortement sur le fonctionnement des équipements publics, chaque gain de performance compte.
En valorisant les ressources disponibles sur place et en intégrant désormais l’énergie solaire à son fonctionnement, le SIAH poursuit une démarche concrète : mieux maîtriser ses consommations pour contribuer à contenir le coût du service d’assainissement.
